Bases légales en Suisse

Jusqu’à la 12e semaine de grossesse, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) n’est pas pénalement poursuivie en Suisse. Au-delà, elle n’est admise que si un avis médical démontre qu’elle est nécessaire, pour des raisons graves, même au-delà de la 12e semaine.

En Suisse, les mineures enceintes (moins de 18 ans) ont le droit d’interrompre leur grossesse sans autorisation parentale et sans même informer leurs parents.

Informations sur l’interruption volontaire de grossesse

Plus la grossesse avance, et plus l’interruption est compliquée. Plus tôt la grossesse est constatée et plus vous aurez donc le temps de réfléchir avant de prendre votre décision; l’interruption sera également plus simple à effectuer.

Toute IVG, même à un stade précoce, doit être confiée à un médecin disposant de la formation appropriée. N’essayez en aucun cas de procéder vous-même à une intervention qui présente de très grands risques! Les médicaments vendus sur Internet (appelés «pilules abortives») ne constituent pas non plus une bonne solution car ce sont souvent des contrefaçons inefficaces et/ou dangereuses. La «pilule du lendemain» est une méthode contraceptive d’urgence. Elle n’est efficace que dans les 72 heures après le rapport sexuel. En aucun cas, elle ne doit être utilisée pour tenter d’interrompre une grossesse.

Méthodes d’interruption volontaire de grossesse

Jusqu’à la 7e semaine de grossesse (c’est-à-dire jusqu’à 7 semaines après le début des dernières règles), une interruption médicamenteuse est possible. Dans ce cas, un médecin spécialisé vous informera et vous conseillera; vous prendrez les médicaments chez vous.

Au-delà de la 7e semaine de grossesse (c’est-à-dire de la 7e semaine après le début des dernières règles), une intervention chirurgicale sera nécessaire. Elle sera pratiquée dans un cabinet médical spécialisé ou, en ambulatoire, dans un hôpital.

Financement

L’assurance obligatoire des soins prend en charge les coûts de l’interruption volontaire de grossesse (sauf franchise et quote-part). Si la femme enceinte ne souhaite pas que des proches (notamment les parents) soient informés de l’interruption de grossesse, la Caisse maladie conservera le secret sur le sujet. Pensez à prévenir le médecin et la Caisse maladie de ce souhait.

Cabinets médicaux procédant à des interruptions de grossesse

Lien vers APAC Suisse